Le pacing olfactif : utiliser les odeurs pour gérer son effort en ultra-trail
Par Charly Publié le 01/10/2026 à 08h01 Temps de lecture : 9 minutes
Le Pacing en Ultra-Trail : Quand les Chiffres Ne Suffisent Plus
Salut à toi, passionné des sentiers ! Si tu es comme moi, tu as passé des heures à analyser tes données de course : fréquence cardiaque, allure, dénivelé, puissance... Ta montre GPS est devenue une extension de ton bras, un coach digital qui te murmure des chiffres à l'oreille. C'est génial, non ? On a des outils incroyables pour optimiser notre performance. Mais sur un ultra-trail, cette belle mécanique bien huilée peut vite se gripper. Qui n'a jamais vu sa fréquence cardiaque s'envoler sans raison apparente dans une montée, ou son allure cible devenir un objectif inatteignable à cause d'un terrain boueux ou d'un coup de chaud ?
L'ultra, c'est l'école de l'humilité. C'est une discipline où le mental, les sensations et l'environnement prennent une place immense. Les chiffres, aussi précis soient-ils, ne racontent qu'une partie de l'histoire. Ils ne te disent pas que ton estomac commence à se nouer, que le moral flanche avec la tombée de la nuit, ou que le stress d'une barrière horaire te fait respirer trop vite. C'est là que j'ai commencé à explorer d'autres pistes, des méthodes plus intuitives pour rester connecté à mon corps et à mon effort. Et l'une des plus surprenantes et efficaces que j'ai découvertes, c'est le pacing olfactif.
L'idée peut paraître farfelue au premier abord. Gérer son effort avec des odeurs ? Vraiment, Charly ? Oui, vraiment. Et je vais te montrer comment ce sens, souvent relégué au second plan, peut devenir ton meilleur allié pour traverser les montagnes, les nuits et les coups de mou. On va laisser un peu la technologie de côté pour se reconnecter à quelque chose de bien plus primaire et puissant : nos propres sens.
L'Odorat : Ton Super-Pouvoir Cérébral Ignoré
Avant de plonger dans la pratique, laisse-moi te partager une petite pépite pratique sur le fonctionnement de notre nez. Ce n'est pas juste un appendice qui nous sert à apprécier le café du matin ou à détecter une poubelle qui déborde. L'odorat est notre sens le plus directement connecté au cerveau, et plus précisément à des zones très anciennes et puissantes.
Une autoroute directe vers tes émotions et ta mémoire
Quand tu respires une odeur, les molécules volatiles entrent dans tes narines et stimulent des récepteurs dans ton bulbe olfactif. L'info ne fait pas un long détour par plusieurs relais cérébraux comme pour la vue ou l'ouïe. Non, elle file tout droit vers le système limbique, le quartier général de tes émotions (grâce à l'amygdale) et de ta mémoire à long terme (grâce à l'hippocampe). C'est pour ça que l'odeur de la craie peut te ramener instantanément sur les bancs de l'école primaire, ou celle d'un gâteau te rappeler les dimanches chez ta grand-mère. C'est l'effet « madeleine de Proust » !
Et pour nous, coureurs d'endurance, c'est une information capitale. Si une odeur peut changer ton état émotionnel ou raviver un souvenir puissant en une fraction de seconde, imagine ce qu'elle peut faire pour ta perception de l'effort, ta motivation ou ton niveau de stress en pleine course ! Une odeur peut, de manière quasi instantanée :
- Calmer un rythme cardiaque qui s'emballe.
- Augmenter la concentration dans une descente technique de nuit.
- Donner un coup de fouet mental quand tu es au fond du trou au 120ème kilomètre.
- Ancrer une sensation de bien-être et de contrôle.
Le pacing olfactif, c'est donc l'art d'utiliser consciemment ce super-pouvoir pour influencer ton état physique et mental pendant l'effort. C'est une façon de communiquer avec ton cerveau dans un langage qu'il comprend instinctivement, sans passer par le filtre de la logique ou de la volonté pure, qui peuvent être bien émoussés après 15 heures de course.
Le Pacing Olfactif : Le Guide Pratique, Étape par Étape
Alors, convaincu ? Parfait. Maintenant, on passe au concret. Comment on met ça en place ? Ça se fait en trois temps : choisir ses armes (les odeurs), s'entraîner avec, et les déployer le jour J. C'est plus simple que tu ne le penses.
Étape 1 : Crée tes "Ancres Olfactives" Personnelles
Une ancre olfactive, c'est une odeur que tu vas associer volontairement à un état mental ou physique précis. Le but est de créer un réflexe conditionné. L'idée n'est pas de prendre une odeur au hasard, mais de la choisir en fonction de l'effet que tu recherches et, surtout, de tes propres affinités. Ce qui marche pour moi ne marchera pas forcément pour toi. L'expérimentation est la clé !
Voici quelques catégories pour te guider dans tes choix, avec des exemples d'huiles essentielles souvent utilisées :
- L'Ancre de CALME / ALLURE FONDAMENTALE : C'est ton métronome, ton point de repère pour l'allure de croisière. L'odeur qui te dit : "Respire, tout va bien, tu es dans la bonne zone".
- Suggestions : Lavande Vraie, Petit Grain Bigarade, Camomille Romaine, Marjolaine à Coquilles.
- Mon choix perso : La lavande. Ça me rappelle les vacances en Provence et ça a un effet quasi immédiat sur ma respiration. Je l'utilise dans les longues montées régulières pour ne pas m'emballer.
- L'Ancre de CONCENTRATION / FOCUS : Pour les moments qui demandent une attention maximale. Une descente technique, un passage de nuit, une navigation complexe.
- Suggestions : Menthe Poivrée, Romarin à Cinéole, Eucalyptus Radié, Laurier Noble.
- Mon choix perso : La menthe poivrée. C'est un véritable coup de fouet mental. L'effet frais et saisissant réveille instantanément les sens. Idéal quand la fatigue pointe le bout de son nez après le coucher du soleil.
- L'Ancre d'ÉNERGIE / COUP DE BOOST : Quand tu sens l'énergie décliner, que le moral est en berne. C'est ton "gel mental" olfactif.
- Suggestions : Citron, Pamplemousse, Épinette Noire, Gingembre.
- Mon choix perso : Le citron. C'est frais, pétillant, et ça évoque la vitalité. Une bonne inspiration avant d'attaquer une grosse difficulté ou en sortant d'un ravito, et ça aide à repartir du bon pied.
- L'Ancre de RÉCONFORT / "MAISON" : C'est ton doudou olfactif. L'odeur qui te ramène à un sentiment de sécurité, de chaleur. À utiliser dans les moments de doute profond, de solitude extrême au milieu de la nuit.
- Suggestions : Vanille, Cannelle, une goutte du parfum de ton/ta partenaire, l'odeur de ton café du matin... Sois créatif !
- Mon choix perso : Une touche de vanille. Ça me rappelle les gâteaux de mon enfance. C'est une odeur régressive et incroyablement apaisante quand tout semble difficile.
Étape 2 : Le Conditionnement à l'Entraînement
C'est l'étape la plus importante, celle qui va transformer une simple odeur en un véritable outil de pacing. Tu ne peux pas te pointer sur la ligne de départ avec tes flacons sans jamais les avoir utilisés avant. Ton cerveau a besoin d'apprendre et de solidifier les associations.
Le protocole est simple. Pendant tes sorties d'entraînement, intègre l'utilisation de tes ancres :
- Sortie longue en endurance fondamentale : Toutes les 30-45 minutes, prends quelques secondes pour inspirer profondément ton ancre de CALME. Fais-le quand tu te sens bien, détendu. Le but est d'associer cette odeur à un état de bien-être et de contrôle à faible intensité.
- Séance de côtes ou de VMA : Juste avant de commencer ton effort intense, prends une bonne bouffée de ton ancre d'ÉNERGIE. Répète l'opération avant chaque répétition. Tu associes ainsi l'odeur à la mobilisation de tes ressources.
- Sortie technique ou de nuit : Lorsque tu abordes un passage qui demande de la vigilance, utilise ton ancre de CONCENTRATION. Fais-le de manière proactive, juste avant le début de la section difficile.
- À la maison, au repos : Le soir, dans un moment de détente, respire ton ancre de RÉCONFORT. Le but est de l'associer à un sentiment de sécurité et de récupération.
Répète ce processus sur plusieurs semaines. Plus tu le feras, plus la réponse de ton cerveau sera rapide et automatique. Tu verras, c'est assez bluffant. Tu sentiras rapidement que le simple fait de respirer l'odeur de lavande en début de sortie te met immédiatement dans le bon rythme mental. Si tu es curieux de savoir comment ce type de conditionnement peut influencer ta motivation, je t'invite à lire cet article sur L'effet de l'entraînement au flairage sur la motivation en trail running.
Étape 3 : Le Déploiement Stratégique en Course
Le jour J est arrivé. Tu as tes ancres, et ton cerveau est conditionné. Maintenant, comment les utiliser efficacement sans que ça devienne une contrainte ?
D'abord, le matériel. Comment transporter tes odeurs ?
- Le bracelet éponge ou en tissu : C'est ma méthode préférée. Quelques gouttes sur un bracelet de poignet. C'est simple, léger, et tu n'as qu'à porter ton poignet à ton nez. Inconvénient : l'odeur se dissipe avec la sueur et la pluie. Il faut en remettre régulièrement.
- Un mouchoir en tissu dans un sachet zip : Tu peux imbiber un petit morceau de tissu pour chaque ancre et les conserver dans des sachets séparés et bien étiquetés dans ton sac. C'est efficace mais un peu moins pratique à manipuler en courant.
- Le stick inhaleur ou le roller : Très pratique. Le roller permet une application facile sur les poignets ou un tour de cou. Le stick est discret et conserve bien l'odeur.
Ensuite, le timing. La clé est l'anticipation. N'attends pas d'être dans le rouge pour utiliser une ancre. Utilise-les comme des outils préventifs :
- Avant une longue montée : Une inspiration de ton ancre de CALME pour te rappeler de ne pas partir trop vite.
- À l'approche de la nuit : Quelques minutes avant que la frontale ne devienne indispensable, une bouffée d'ancre de CONCENTRATION pour préparer ton cerveau au changement.
- En sortant d'un ravito au km 100 : Même si tu te sens bien, une dose d'ancre d'ÉNERGIE pour relancer la machine mentalement.
- Quand tu sens un pic de stress : Barrière horaire qui se rapproche, une douleur qui apparaît... C'est le moment de dégainer l'ancre de CALME et de prendre 3 grandes respirations profondes pour faire redescendre la pression.
Le pacing olfactif ne remplace pas une bonne stratégie de nutrition ou d'hydratation, mais il la complète à merveille en agissant sur un levier trop souvent oublié : le mental et le système nerveux.
✨ Le Tour de cou de trekking en laine mérinos, MT500
🧾 Voici une pépite pratique pour transporter tes ancres olfactives. Un tour de cou en mérinos est l'accessoire parfait : il est doux, respirant et la fibre naturelle retient très bien les huiles essentielles sans être agressive pour la peau. Une seule goutte de ton ancre de calme ou de concentration suffit pour plusieurs heures.
- Support idéal : Applique une goutte d'huile essentielle directement sur le tissu.
- Polyvalence : Il te protège du froid, du soleil et devient ton diffuseur de parfum personnel.
- Discrétion : Facile à porter au nez pour une inspiration rapide, même en pleine course avec des bâtons.
🎯 Idéal pour : Les traileurs qui cherchent une solution simple et multi-usages pour intégrer le pacing olfactif à leur équipement.
🛒 Découvrir le Tour de cou MT500 sur SIMONDAu-delà du Flacon : Utiliser les Odeurs de la Nature comme Guides
Le pacing olfactif ne se limite pas aux huiles essentielles que tu transportes. La nature elle-même est un immense réservoir d'informations olfactives qui peuvent t'aider à gérer ton effort. Apprendre à les décoder, c'est te connecter encore plus profondément à ton environnement et à ta course.
L'odeur de la forêt, ton ancre de calme naturelle
Quand tu entres dans une forêt de pins ou de sapins, que sens-tu ? Cette odeur boisée, résineuse, fraîche... Ce n'est pas juste agréable. Les composés volatils émis par les arbres (les phytoncides) ont un effet démontré sur la réduction du stress et de la pression artérielle. C'est le principe du "Shinrin-yoku" ou bain de forêt japonais. En ultra, un passage en forêt est une bénédiction. Profites-en pour respirer profondément. L'odeur de l'humus, de la terre humide, des champignons... Ces senteurs terreuses sont incroyablement efficaces pour te "grounder", te recentrer et calmer une respiration haletante. C'est ton ancre de calme offerte par la nature.
Le pétrichor, le bouton "reset" de ton cerveau
Tu connais cette odeur incroyable qui se dégage quand la pluie tombe sur une terre sèche ? On appelle ça le pétrichor. C'est une odeur puissante, presque électrique. En course, l'arrivée de la pluie est souvent un moment délicat. Mais si tu te concentres sur cette odeur, elle peut agir comme un véritable bouton "reset". Elle marque une transition, un changement. Elle nettoie l'air et peut te donner un coup de fouet mental, une sensation de renouveau. Au lieu de pester contre la pluie, respire-la !
Les fleurs et les plantes, tes balises de parcours
Sur des parcours que tu connais ou que tu as reconnus, les odeurs peuvent devenir des repères spatio-temporels. L'odeur sucrée des genêts au printemps peut te signaler que tu approches d'une section ensoleillée. Le parfum des rhododendrons en altitude t'indique que le sommet n'est plus très loin. L'odeur du foin coupé dans une vallée te confirme que tu as bien descendu. Apprendre à associer ces odeurs à des sections spécifiques du parcours t'aide à te situer mentalement, à mieux gérer ton effort et à anticiper ce qui vient. C'est une carte mentale olfactive, bien plus vivante qu'un profil de course sur ta montre.
Témoignages de la Communauté : Ils l'ont Testé pour Toi
Pour que tu ne penses pas que je suis le seul doux-dingue à renifler mon poignet en pleine montagne, j'ai recueilli quelques retours de copains traileurs qui ont tenté l'expérience :
Julie, finisheuse de l'UTMB® : "Au début, j'étais sceptique. Charly m'en a parlé et j'ai voulu essayer. J'avais un petit roller de menthe poivrée. Dans la longue montée du Grand Col Ferret, en pleine nuit, la monotonie et le sommeil commençaient à m'envahir. Plutôt que de prendre un énième café, j'ai appliqué un peu de menthe sur mes tempes et mes poignets. L'effet a été immédiat ! Un vrai coup de fouet, comme si on m'avait allumé la lumière dans la tête. Ça m'a aidée à rester hyper concentrée dans la descente qui a suivi. C'est devenu un indispensable de mon sac de trail."
Marc, adepte des trails techniques en Provence : "Moi, mon problème, c'est que je pars toujours trop vite. Mon cœur s'emballe et je le paie cash après. J'ai associé l'odeur du romarin, que je trouve partout sur mes sentiers d'entraînement, à une allure calme et contrôlée. En course, sur d'autres terrains, j'ai un mouchoir avec de l'huile essentielle de romarin. Dès que je sens que je m'excite, je le respire. C'est mon signal pour ralentir, me calmer et profiter. C'est devenu mon garde-fou personnel."
Les Erreurs à Éviter et les Dernières Pépites Pratiques
Comme toute technique, le pacing olfactif demande un peu de pratique et il y a quelques pièges à éviter pour que ça reste un plaisir et un atout.
- Ne pas faire de tests : L'erreur numéro un. Tester une nouvelle huile essentielle le jour de la course est une très mauvaise idée. Une odeur que tu aimes au repos peut devenir écœurante en plein effort. Teste tout, et sur des sorties longues !
- Le surdosage : N'en mets pas trop ! Le but est d'avoir une odeur subtile et disponible quand tu en as besoin, pas de te transformer en boutique de parfums ambulante. Une seule goutte suffit souvent. Trop d'odeur peut saturer ton odorat et même te donner la nausée.
- L'appliquer sur la peau : Attention, les huiles essentielles pures peuvent être irritantes pour la peau, surtout avec la transpiration et l'exposition au soleil (certaines sont photosensibilisantes, comme les agrumes). Privilégie toujours un support comme un tissu.
- Tout miser dessus : Le pacing olfactif est un outil complémentaire. Il ne remplace ni ton plan de nutrition, ni ton hydratation, ni l'écoute de tes signaux corporels de base (douleur, fatigue musculaire, etc.). C'est la cerise sur le gâteau de ta stratégie de course.
Cette approche, c'est bien plus qu'une astuce de performance. C'est une invitation à courir différemment. À être plus présent, plus à l'écoute. C'est transformer une épreuve d'endurance en une véritable expérience sensorielle. En te connectant aux odeurs, tu te connectes à toi-même et au monde qui t'entoure d'une manière incroyablement riche.
Alors, la prochaine fois que tu prépares ton sac, pense à y glisser ton ancre olfactive à côté de tes gels et de ta flasque. Tu pourrais bien être surpris de la puissance contenue dans ces petites gouttes.
À toi de jouer !
Les réponses à vos questions sur le pacing olfactif
Est-ce que cette technique est scientifiquement prouvée ?
Oui, la base scientifique est solide. De nombreuses études en aromathérapie et en neurosciences ont démontré le lien direct entre l'olfaction et les centres de l'émotion et de la mémoire dans le cerveau (le système limbique). L'inhalation de certaines huiles essentielles a des effets mesurables sur le rythme cardiaque, la pression artérielle et les ondes cérébrales. L'application au sport d'endurance est une extrapolation pratique de ces principes, axée sur le conditionnement et l'auto-régulation.
Quelles sont les meilleures huiles essentielles pour commencer ?
Pour débuter, je te conseille de choisir trois valeurs sûres avec des effets bien distincts : la Lavande Vraie pour le calme et la relaxation (idéale pour gérer le stress pré-course ou une allure de fond), la Menthe Poivrée pour la concentration et un effet coup de fouet (parfaite pour les sections nocturnes ou techniques), et le Citron ou l'Orange douce pour l'énergie et la bonne humeur (un excellent booster de moral).
Le pacing olfactif peut-il remplacer ma montre GPS ou mon cardiofréquencemètre ?
Non, et ce n'est pas son but. Le pacing olfactif est un outil complémentaire qui vient enrichir ta boîte à outils de gestion d'effort. Ta montre te donne des données objectives (vitesse, distance, FC), tandis que les odeurs t'aident à gérer ton état subjectif (stress, concentration, perception de l'effort, motivation). L'idéal est de combiner les deux : utiliser les chiffres pour calibrer ton effort et les odeurs pour gérer ton état mental et affiner tes sensations.
Comment éviter que les odeurs ne deviennent écœurantes pendant un effort long ?
C'est un point crucial. Premièrement, teste toutes les odeurs sur des entraînements longs pour voir comment tu y réagis avec la fatigue. Deuxièmement, utilise les huiles essentielles avec une grande parcimonie : une seule goutte sur un support (bracelet, tour de cou) est suffisante. Le but n'est pas d'être dans un nuage de parfum constant, mais de pouvoir porter le support à ton nez pour une inspiration consciente quand tu en ressens le besoin. Enfin, privilégie des odeurs fraîches et naturelles plutôt que des parfums de synthèse ou des senteurs trop sucrées qui peuvent devenir écœurantes.